Chikungunya

Chikungunya
Selon la DRASS1, au 16 mars 2006, 216 000 cas de chikungunya ont été signalés et 148 décès sont liés directement ou indirectement au virus. Les sapeurs-pompiers de la Réunion sont fortement sollicités dans cette crise sanitaire sans précédent.

Texte et photos > cdt Bertrand Vidot, responsable actions préventives et actions de communication du Sdis 974 ; Mirella Pinguin, responsable comm. Sdis 974
Pour lutter contre cette épidémie, les services de santé préconisent le port de vêtements longs, l'utilisation de moustiquaires, de diffuseurs électriques, de spirales anti-moustiques mais aussi l'application de répulsifs (sprays, lotions...) sur le corps et les vêtements. Outre ces protections, il est conseillé de procéder à la destruction des gîtes larvaires. En effet, le moustique, pour ses besoins de reproduction, recherche des gîtes appropriés permettant la ponte et la croissance de ses larves. Le plus souvent, l'Aedes recherche les gîtes que lui procure l'homme (gîtes artificiels), à savoir les coupelles des pots de fleurs, des pneus usagés, des bouteilles... Le milieu naturel procure également des lieux de ponte (cf. photos).
Il existe deux types de destruction :

• mécanique (il s'agit d'éliminer les eaux stagnantes) ;

• chimique ou biologique (utilisation d'insecticides chimiques (organo-phosphorés ou pyréthrinoïdes) et / ou biologiques (bactéries) au moyen de pulvérisateurs manuels).

Quant aux gîtes naturels, il faut utiliser des insecticides chimiques (organo-phosphorés ou pyréthrinoïdes) au moyen de pulvérisateurs thermiques pour la destruction des adultes.

Le principe de lutte retenu repose sur deux actions : le traitement systématique de 200 000 foyers réunionnais en dessous de 1 000 mètres d'altitude, au moyen de pulvérisateurs embarqués et d'équipes à pied composées de militaires, d'agents de la DRASS et des collectivités et le traitement d'urgence des foyers émergents, confié au Sdis.

L'action du Sdis 974
Pour cette opération particulière, deux officiers supérieurs, le lt-colonel Dominique Fontaine et le médecin-chef commandant Patrick Lallemand ont été chargés de la conduite des opérations qui se déclinent en trois actions :

1. Une action de commandement et de coordination. A commencer par l'armement des postes de commandement, activés en préfecture et dans les 4 arrondissements, en application des méthodes de gestion opérationnelle et de commandement (GOC) par les officiers et sous-officiers du corps départemental des sapeurs-pompiers (CDSP) 974. Ainsi, 14 sapeurs-pompiers sont engagés chaque jour pour les fonctions de chef PC, officiers renseignement, action et officiers ou sous-officiers moyens. De plus, les sapeurs-pompiers doivent encadrer 25 équipes constituées par des agents du conseil général de la Réunion (soit 500 personnes). Du côté des communes, un réseau de coordination a été mis en place avec les maires dont le chef de centre est l'acteur principal, étant chargé de réaliser la coordination des différents acteurs sur le terrain.

2. Une action sur le terrain. Depuis le mois de février dernier, 24 commandos de sapeurs-pompiers ont été constitués et formés par des agents de la Drass pour le traitement des foyers émergents et des écoles. Ce sont des foyers où ont été détectées des populations de moustiques en présence de public sensible (femmes enceintes, personnes âgées, insuffisants respiratoires...). Cette détection se réalise par l'appel vers des numéros verts mis en place par la DRASS et les communes, qui transmettent les infos au Sdis.
Ces commandos de sapeurs-pompiers sont composés d'un chef d'équipe et d'un binôme qui met en action les pulvérisateurs. Ils assurent également la destruction mécanique des gîtes et prodiguent des conseils à la population. Ces interventions constituent des opérations diverses. Depuis le 3 février, 2 000 foyers ont été traités par les commandos pour un effectif cumulé de 958 sapeurs-pompiers.
Les intervenants utilisent des véhicules adaptés permettant la séparation physique des intervenants et du matériel. En effet, en milieu tropical, les vapeurs dégagées par les insecticides deviennent nocives pour le personnel en milieu confiné (habitacle du véhicule). A cet effet, la Drass a fourni au Sdis des véhicules du type pick-up et le Sdis a complété avec sa flotte de VTU.

3. Une action du SSSM. Tous les sapeurs-pompiers impliqués dans cette lutte ont effectué une visite médicale d'aptitude à l'utilisation de produits phyto-sanitaires. Cette visite est assurée par un binôme médecin et infirmier. Ils bénéficient notamment d'un soutien sanitaire et d'une surveillance médicale. Des consignes aux applicateurs ont été réalisés par les médecins. Par ailleurs, les MSP renforcent les centres hospitaliers le week-end et en semaine, ils assurent une astreinte.

En conclusion, les sapeurs-pompiers sont sollicités dans le cadre de la gestion d'une crise sanitaire sans précédent. Leur savoir-faire est utilisé à plusieurs titres :

• l'expérience de la gestion de crise et de l'activation de postes de commandement ;

• le traitement des foyers émergents dans une logique d'urgence (prise d'appel, envoi d'un commando SP qui réalise l'intervention).

Ce type d'intervention se rapproche d'une intervention pour inondation ;

• l'encadrement de personnel non SP dans un contexte de crise ;

• la remontée de l'information par les chefs d'équipes aux différents PC d'arrondissements ;

• la connaissance des populations et du département ;

• la connaissance des maires et des services communaux.

Enfin, les sapeurs-pompiers sont amenés à une évolution de leurs missions dans le cadre de la prévention et de la lutte contre les risques de type NRBC. Au contact de ce type de menace biologique à facteur épidémique, qui trouvera certainement à se renouveler, les sapeurs-pompiers se doivent de se préparer à ce type d'agression au travers de la constitution d'équipes spécialisées. Après les cellules mobiles d'intervention chimiques et radiologiques, la création d'équipes de réponse au risque biologique apparaît judicieuse.

Renforts
Dans le cadre de la lutte contre l'épidémie de chikungunya qui touche les îles françaises du sud de l'océan indien, la DDSC a constitué un détachement métropolitain de projection outre mer pour renforcer les moyens locaux. Ce détachement est constitué de SP professionnels et volontaires de nombreux Sdis issus des quatre coins de l'Hexagone ainsi que de militaires des UIISC, de la BSPP et du BMP. Une première colonne de 77 hommes et femmes officiers et sous-officiers chefs de groupes a été engagée dès le 14 février 2006. Leur mission consiste à renforcer l'encadrement des postes de commandement communaux, des postes de commandant avancés de sous-préfecture et du centre opérationnel de la préfecture sur l'île de la Réunion et l'île de Mayotte. Un détachement de relève dont l'effectif a été porté à 105 sapeurs-pompiers et militaires est arrivé sur place le 15 mars 2006. Une deuxième relève est prévue à la mi-avril 2006.


Article Pompier.fr
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# Posté le mardi 29 avril 2008 10:06

ARFFSS

ARFFSS
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# Posté le mardi 29 avril 2008 10:22

Association des secouristes sportifs de la Réunion

Association des secouristes sportifs de la Réunion
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# Posté le mardi 29 avril 2008 10:23

Association cynophile éducation recherche sauvetage

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# Posté le mardi 29 avril 2008 10:25

COESSS

COESSS
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# Posté le mardi 29 avril 2008 10:26

ADPC 974

ADPC 974
Site web : http://pagesperso-orange.fr/adpcreunion/


L'Association Départementale de Protection Civile de la Réunion a été crée en 2001. Elle a cependant connu une période de sommeil entre entre 2002 et 2004 faute de disposer de l'équipe nécessaire à son fonctionnement.

Depuis 2004, sous l'impulsion du nouveau Président André PADEAU, l'association connaît un dynamisme et un développement autour d'un projet et d'une équipe solide qui lui permet, aujourd'hui, d'avoir toute sa place dans le paysage Réunionnais.
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# Posté le mardi 29 avril 2008 10:26

Modifié le jeudi 01 mai 2008 10:47

Avp, Sainte Rose 02 décembre 2007

Avp, Sainte Rose 02 décembre 2007
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# Posté le mardi 29 avril 2008 10:40

Un conducteur miraculé

Un conducteur miraculé


Lundi 28 avril vers 16h30, le conducteur d'une Peugeot 206 grise a percuté le muret en moellon qui borde le bas-côté droit de la quatre-voies dans le sens Saint-Louis - Saint-Pierre. Cette perte de contrôle dont la raison est pour l'heure indéterminée est au moins liée à une vitesse excessive. C'est ce que ce que révèle d'abord le point d'impact initial. L'automobiliste, âgé de 28 ans, a en effet abattu le muret de protection sur trois mètres au prix d'un choc d'une violence inouïe. La voiture a ensuite fait une embardée avant d'entamer une impressionnante série de tonneaux. En chemin, elle a de nouveau percuté le muret.

Et elle a terminé sa course folle sur le toit, s'immobilisant en travers de la bretelle d'accès de la route de Pierrefonds. Pare-chocs, plaques de pare-brise, optiques, portière... Les débris de voiture qui jonchent la chaussée témoignent de l'extrême violence de cette sortie de route.Une trentaine de mètres après le premier point de choc, la voiture a commencé à semer les effets personnels du conducteur sur le bitume éclaboussé d'huile. Tongs, serpillière, lunettes de soleil, parapluie, raquette de ping-pong... Et puis au bout la pièce principale du terrible puzzle. L'avant de la Peugeot 206 est broyé et le toit écrasé sur le malheureux conducteur dont tout le monde croit déjà qu'il viendra gonfler la liste des tués sur la route. Les sapeurs-pompiers de Saint-Pierre et de Saint-Louis, premiers à se frayer un passage sous la carcasse renversée et disloquée, ont de bonnes raisons d'être pessimistes. Le malheureux reste silencieux à leurs paroles. Il ne réagit pas davantage au toucher. En fait, il est inconscient. L'espoir renaît quand ils constatent qu'il respire malgré tout. Les soins débutent tandis que d'autres soldats du feu s'activent pour tenter de le délivrer de l'amas de ferraille avec le matériel de désincarcération. Au fil des minutes, le miraculé reprend même connaissance. Enfin à l'air libre, il est transporté dans un véhicule de secours avant d'être conduit au groupe hospitalier sud Réunion. Pendant ce temps, les gendarmes de la brigade de Saint-Pierre procèdent aux constatations d'usage. D'autres militaires ont été dépêchés en nombre pour réguler la circulation et surtout pour faire circuler les curieux amassés le long de la nationale à profiter du spectacle


Article du JIR
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# Posté le mardi 29 avril 2008 10:42

Attaques et accidents de requins à l'île de La Réunion

Attaques et accidents de requins à l'île de La Réunion

Dimanche 28 août 2006, attaque d'un requin à côté de la plage de Boucan-Canot, sur le spot des Aigrettes. Il est 18 heures lorsqu'un bodyboarder est attaqué par un squale de bonne taille qui lui happe le pied. Gérard est sérieusement blessé mais il s'en sortira.

Dimanche 20 août 2006, Une nouvelle attaque à La Pointe du Diable à Saint-Pierre. Un jeune surfeur qui est à quelques centaines de mètres de la côte à la bras arraché. L'attaque du squale est violente, le bras gauche est arraché à hauteur de l'épaule, Sébastien Edmond perd connaissance, il est médicalisé à l'hôpital de Saint-Pierre. Le surfeur est décédé dans la nuit.
Après l'accident d'octobre 2004 les surfeurs Saint-Pierrois avaient demandé à la municipalité l'installation des filets anti-requins comme en Afrique du Sud, ils comptent après ce nouveau drame renouveler leur demande.

Pointe du Diable Saint-Pierre

Le 06 octobre 2004, Saint-Pierre sur le spot de Ti' Paris juste à côté du Pic du Diable, un jeune champion de bodyboard est attaqué par un requin, il se trouve en environ 70 mètres du bord de la plage. Soudain il disparaît sous l'eau pendant plusieurs secondes, un requin vient de l'attraper par la jambe, une attaque en milieu de l'après-midi. Vincent est ramené par ces amis sur la plage, il lui manque une jambe mais sa vie est sauvée. Vincent Motais de Narbonne peut être considéré comme un miraculé. Quand on sait qu'une artère fémorale sectionnée vide le corps de son sang en moins de quelques minutes. Il doit la vie en grande partie au courage et à l'instinct de ses amis qui n'ont pas hésité un instant à venir à son secours et à accomplir les gestes qui sauvent.

Le 01 octobre 2004, les surfeurs et véliplanchistes de Saint-Gilles, sur la plage de Boucan-Canot commentent l'attaque d'un de leur compagnon, celui-ci raconte " je me suis senti soudain soulevé de ma planche " juste avant cette attaque deux plongeurs avaient repéré deux requins bouledogues.

Le 27 mars 2004, un jeune surfeur est attaqué par un requin. C'est un squale d'environ 2.50 m qui a planté sa machoire dans la planche et la cuisse du surfer âgé de 20 ans. Cet accident est survenu alors qu'il surfait au spot de la gare à Saint-Benoit. Le jeune surfeur a eu beaucoup de chance il s'en tire avec une plaie de 40 cm de long sur la cuisse.

La fosse aux requins, découverte en 2003, un site exceptionnel à une centaine de mètres du rivage de Grand-Bois, près de Saint-Pierre. C'est un endroit unique à La Réunion, l'endroit se caractérise par la richesse de sa faune avec notament la présence de nombreux requins " Dagsit", les plongeurs ont observé pendant de longue période le comportement d'un groupe de requins qui peut compter jusqu'à trente individus. Le site de la fosse aux requins se présente sous la forme d'une pointe rocheuse haute d'environ 25 mètres et dont la base repose sur un fond de sable à 37 mètres de profondeur. Le requin Dagsit est un requin commun, quasiment inoffensif pour l'homme. Le requin gris, dit aussi Dagsit ( Carcharhinus amblyrhynchos) il mesure adulte 2.50 m et vie 25 ans.

La présence des requins à proximité des côtes de l'île de la Réunion est indéniable, pour preuve en ce début d'année 2003, deux passionnés de pêche sportive, prennent, alors qu'ils sont à 5 milles de la côte au large de Boucan Canot un superbe requin tigre qui mesure 3,70 m de long et qui pèse plus de 380 kg. Régulièrement les pratiquants de la pêche au gros, ramènent différentes espèces de requins au port.

Les risques.

Pour les baigneurs qui respectent la baignade dans les eaux qui sont protégées par la barrière de corail le risque est pratiquement nul. Pour les aventuriers il faut rappeler que les attaques de requins concernant l'île de la réunion se fond principalement à une profondeur moyenne de 4.5 m et à une distance des côtes de 35 m, dans les eaux troubles de préférences, à proximité de ravines et de rivières.

Les chiffres

Depuis 1980, 23 attaques mortelles ou blessantes recensées à l'île de la Réunion. 38 % d'entre elles concernent des surfeurs, bodyboadeurs et véliplanchistes. 33 % des baigneurs et pêcheurs à pieds. 24 % des chasseurs sous-marin. 5 % des plongeurs avec bouteilles. Ne rentre pas dans ces chiffres 15 cas de prédations considérées comme posthumes, c'est à dire d'attaques sur des personnes déjà mortes noyées, il n'est pas exclu cependant que certaines de ces victimes aient été, dévorées de leur vivant.



# Posté le mardi 29 avril 2008 11:57

Accident des rampes de Saint-Paul, dimanche 10 novembre 1957


L'accident des rampes de Saint-Paul est un accident de la circulation survenu le dimanche 10 novembre 1957 sur une route en lacets surplombant le centre-ville de Saint-Paul, l'une des sous-préfectures de l'île de La Réunion. Provoqué par la rupture des freins d'un autocar dans une pente, il fit vingt-sept morts et marqua durablement la mémoire collective de ce département d'outre-mer français dans l'océan Indien.

L'accident a lieu le dimanche 10 novembre 1957 à 7h30 du matin quand les freins d'un autocar appartenant à la Régie des transports, affrété par les Œuvres diocésaines du père Favron et transportant à son bord des paroissiens se rendant sur un chantier de Sainte-Anne, lâchent dans l'un des virages sinueux de la route en lacets surplombant le centre-ville de Saint-Paul, dans l'ouest de l'île. Il a lieu alors que le véhicule impliqué est en seconde position dans le convoi qui doit faire route jusqu'au quartier de Saint-Benoît et intervient seulement quelques instants après son départ du lieu-dit Le Guillaume, où toutes les victimes sont domiciliées, à l'exception de deux d'entre elles, parmi lesquelles le chauffeur originaire du Port. La journée est ensoleillée.

Le véhicule fait une chute de 25 mètres avant de s'écraser au pied de la falaise sous les yeux d'au moins un témoin, M. Louisin, un employé de la mairie qui est en train de marcher dans la rue de la Caverne quand il voit le bus plonger dans le vide, et qui reste tétanisé de longs moments avant de reprendre ses esprits. La toiture s'en détache et s'écrase sur les voyageurs qui ont peut-être eu le réflexe de sauter du car en pleine chute dans l'espoir d'échapper à la catastrophe, soit « une spectaculaire pirouette » accomplie « dans un épouvantable fracas » pour le Journal de l'île de La Réunion du surlendemain mardi 12 novembre. De fait, le bruit de l'accident se propage à des centaines de mètres à la ronde.

D'après les différents témoignages, les secours s'organisent rapidement autour du point de chute, où sauveteurs et curieux se mêlent aux passagers du premier autocar du convoi, qui s'est arrêté. Au sol, sous, sur et dans l'épave, on ne voit que des corps mutilés, broyés et sanglants. Des débris humains sont retrouvés à plus de dix mètres alentour. Une tête de femme sans corps reste suspendue à un arbre.

L'accident des rampes de Saint-Paul fait vingt-trois victimes mortelles immédiates. Douze blessés sont par ailleurs transportés par la municipalité en direction de l'hôpital Félix-Guyon, à Saint-Denis. Quatre décèderont des suites de l'accident[1], ce qui en fait le plus meurtrier de l'histoire de Saint-Paul, si ce n'est de l'histoire de La Réunion.

Dans la population, le choc est terrible. Aussi, à la suite de l'événement, le JIR ouvre une souscription publique en collaboration avec les Œuvres sociales diocésaines en appelant tous ses lecteurs « à participer aussi largement que possible à cet élan de fraternité humaine et de solidarité réunionnaise ». L'opération est un succès, et la date de clôture de la souscription est donc repoussée de quarante-huit heures afin de permettre l'arrivée à temps des montants réunis grâce aux listes qui circulent dans de nombreux établissements privés et dans plusieurs services administratifs. Le mardi 19 novembre, moins de dix jours après l'accident, le quotidien annonce que les deux millions de francs sont dépassés. Le samedi 23, au terme de la collecte, la somme a doublé et atteint plus de quatre millions.

Malgré un élan de générosité qui se manifeste jusqu'en métropole et à Maurice, le souvenir de la chute du bus reste vivace localement, et d'après le JIR, « 50 ans après, ce drame reste encore gravé dans la mémoire collective ». De fait, le grand reporter de France 3 Memona Hintermann évoque cet accident dans son ouvrage autobiographique intitulé Tête haute paru en 2006 : enfant pauvre du Tampon, dans le sud de l'île, c'est en voyant les images des suites de l'événement à la télévision qu'elle s'est découverte la vocation de journaliste télé. Un monument avec tous les noms des victimes et une croix a été construit dans les rampes où a eu lieu la chute du véhicule.

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# Posté le mardi 29 avril 2008 12:02